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Les dirigeants du centre de l'Italie ont entrepris jeudi de mesurer l'ampleur des dégâts causés par le puissant tremblement de terre et la réplique qui ont secoué la région mercredi.

La protection civile a fait état d'un blessé léger et de quelques dizaines de personnes s'étant rendues aux urgences de la région pour des blessures ou des malaises.

Si ce bilan se confirme, "vu la force des secousses (...), c'est miraculeux", a estimé hier matin le ministre de l'Intérieur, Angelino Alfano.

Les épicentres des deux secousses se trouvent à quelques dizaines de kilomètres au nord de la région d'Amatrice, dévastée le 24 août par un violent séisme ayant fait près de 300 morts, et non loin de L'Aquila où un puissant tremblement de terre avait fait plus de 300 morts en 2009.

Mercredi, la première secousse a probablement sauvé de nombreuses vies en poussant les habitants hors de leurs maisons avant la deuxième, plus destructrice.

Ainsi à Visso, "toutes les maisons sont inutilisables", qu'elles soient détruites, fissurées ou juste fragilisées, a expliqué le maire de la commune, Giulio Pazzaglini, micro à la main, s'adressant à la population du centre d'accueil installé par la Croix Rouge. Frédéric Crotta est en direct de l'un de ces villages: Visso.

"On ne peut pas imaginer de passer l'hiver dans une tente, il ne faut même pas monter les camps", a insisté M. Renzi après une réunion avec les responsables des secours à Camerino.

Les autorités réfléchissent à des systèmes de navettes pour permettre aux sinistrés de circuler et surtout pour rassurer ceux qui redoutent que les traditionnels "chacals" viennent piller les maisons vides.

Le gouvernement a en outre promis, comme après le séisme d'août, que tous les bâtiments endommagés ou détruits seraient reconstruits, tout en invitant les sinistrés à accepter dans l'immédiat un hébergement dans des hôtels sur la côte adriatique, à environ 80 km de Visso.

Dans la région, les séismes vont très souvent par deux et il arrive même, comme cela a été le cas mercredi soir, que le second soit plus fort que le premier.

Par mesure de précaution, beaucoup d'écoles ne rouvriront pas avant la fin du pont de la Toussaint. "Notre village est fini", s'est désolé Marco Rinaldi, maire d'Ussita, petit village à 600 mètres d'altitude.

"Mon épouse était pétrifiée, elle voyait les pierres tomber autour d'elle".

Les maires des villes éparpillées dans les montagnes qui englobent les régions de l'Ombrie et de la Marche préviennent que plusieurs autres résidences sont maintenant inhabitables, en plus de celles endommagées par le séisme du mois d'août. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

Source : infosbeninmonde.com